Note globale

PropriétaireEngie
Type d'énergie(s) fournie(s)electricitygaz
Zone de distributionBelgiqueBelgique

Score énergétique

8/20

Greenpeace

Notre avis: Déconseillé

Engie, par sa filiale Electrabel, possède encore des centrales nucléaires mais a fortement réorienté sa politique en faveur des énergies renouvelables et a fermé une part importante des centrales au charbon dont elle était propriétaire en Europe. C’est une très bonne nouvelle. Nous devons cependant être extrêmement vigilant quant à la politique qu’adoptera Engie pour ses centrales nucléaires vieillissantes en Belgique.

Brève description

Engie, ex-Electrabel, fait partie du groupe français du même nom (anciennement GDF-Suez). Le principal actionnaire est l’Etat français qui contrôle un tiers des parts. Bien que le fournisseur reste actif dans le nucléaire, il opère aussi une mutation intéressante vers les énergies renouvelables (éolien et malheureusement, grandes centrales biomasse) mais aussi vers les services à l'installation de panneaux photovoltaïques.

Production (100%)

21%

Energies renouvelables

33%

Gaz naturel

2%

Biomasse

11%

Charbon et pétrole

34%

Energie nucléaire

100% de l’énergie fournie aux clients d’Engie-Electrabel est produite par des capacités appartenant à Engie-Electrabel.

Engie: 34% de l’énergie fournie à ses clients provient du nucléaire. 33% de centrales au gaz essentiellement sans cogénération, 16% de grandes et petites centrales hydrauliques et 11% de charbon. L’électricité provient également à 5% d’énergie éolienne.

Electrabel: 71% de sa production vient du nucléaire. 23% provient de centrales au gaz. Les quelques pourcent restant se répartissent entre du charbon et des grandes centrales biomasse.

Le mix énergétique d’Engie-Electrabel a changé car il est encore composé à 66% de nucléaire mais il n’y a plus de charbon. Les tiers restant se répartit entre les centrales au gaz pour 15%, 5% d’éolien, 5% de grandes centrales biomasse et 10% d’autres sources d’énergies.

Achats (0%)

Engie-Electrabel n’achète pas d’électricité puisqu’elle produit toute l’énergie fournie à ses clients.

 

Investissements

10%

Energies renouvelables

90%

Energie nucléaire

Engie: Tous les nouveaux investissements d’Engie sont orientés vers le renouvelable, le solaire et l’éolien. C’est une très bonne nouvelle d’autant plus qu’on voit apparaître aujourd’hui un nouveau mouvement, celui du désinvestissement. En effet, Engie a décidé de fermer des centrales au charbon pour une capacité de près de 5500 MW. Depuis qu’Engie a quitté le projet de construction Moorside au Royaume-Uni, il n’y a plus non plus d’investissement prévus dans de nouveaux réacteurs nucléaires. Par contre, par l’intermédiaire de sa filiale Electrabel, Engie continue bien d’investir dans la prolongation de la durée de vie des centrales nucléaires existantes, et en particulier des réacteurs les plus anciens, à savoir Doel 1, Doel 2 et Tihange 1. Ces réacteurs totalisent une puissance de plus de 1800 MW et freinent l’indispensable transition vers davantage d’énergie renouvelable en Belgique. Comme le groupe Engie-Electrabel continue à investir dans l’énergie nucléaire, nous lui donnons un carton rouge, et nous déconseillons donc ce fournisseur. Electrabel : la filiale belge Electrabel continue à investir dans l’énergie nucléaire. Étant donné les récentes mesures prises par la maison mère Engie pour assainir son portefeuille en fermant des centrales électriques au charbon et en se retirant d’un projet de construction d’une nouvelle centrale nucléaire, on peut penser qu’elle sera bientôt disposée à céder sa filiale « nucléaire » Electrabel. Outre le risque présenté par sa structure de « bad bank », le score d’Electrabel diminuerait de façon dramatique : avec 1,61/20, ce serait le pire de tous les fournisseurs actifs sur le marché belge de l’électricité pour les particuliers. Ceci s’explique par la part élevée de son énergie nucléaire (66%) et par ses investissements destinés à prolonger la durée de vie de Doel 1 et 2 et de Tihange 1. Une perspective qui donne à réfléchir !

Analyse détaillée

Télécharger l'analyse (en pdf)