Déconseillé
énergie nucléaire
6/20
Engie
electricitégaz
Belgique
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Notre avis

Par l’intermédiaire d’Electrabel, Engie possède des centrales nucléaires et investit encore dans ces centrales, ce qui tire son score vers le bas. En même temps, il a fortement réorienté sa politique vers les énergies renouvelables et il a fermé bon nombre de ses centrales au charbon en Europe. Bien entendu, ce sont là de bonnes nouvelles, mais la grande question reste à savoir si Engie assumera sa responsabilité face aux coûts élevés du démantèlement de ses centrales nucléaires et de la gestion des déchets nucléaires. Ce fournisseur reste donc déconseillé.

Engie Electrabel

Engie-Electrabel est une filiale du groupe français Engie (ex-GDF Suez). Son principal actionnaire est l’État français, qui détient près d’un tiers des parts. Bien qu’Engie reste actif dans le domaine de l’énergie nucléaire, il opère aussi une transition intéressante vers les énergies renouvelables (éolienne et, malheureusement, grandes centrales à biomasse) et des services énergétiques tels que l’installation de panneaux solaires.

Si nous n’analysons que les activités d’Electrabel, celle-ci obtient un score de 2/20 (voir à ce sujet l’encadré au bas de cette page).

Electricité fournie : ?

eolienne11%biomasse2%gaz39%énergie fossile10%énergie nucléaire38%

Engie achète un faible volume d’électricité pour le marché français, mais produit 100 % de l’électricité qu’il fournit à ses clients belges. Pour ce faire, il utilise essentiellement des centrales nucléaires et au gaz. En outre, en Europe, Engie a encore quelques centrales au charbon, mais aussi diverses sources d’énergie renouvelable (centrales hydroélectriques, éoliennes, panneaux solaires et centrales à biomasse).

Investissements : ?

eolienne6%gaz2%énergie fossile32%énergie nucléaire60%

D’un côté, Engie poursuit ses investissements dans l’énergie solaire et éolienne, ce qui est une bonne nouvelle, et ces deux dernières années, il a fermé quelques centrales au charbon, mais il lui en reste 19 dont six en Europe. D’un autre côté, par le biais de sa filiale Electrabel, Engie continue à investir dans la prolongation de la durée de vie des plus vieux réacteurs nucléaires belges (qui représentent un total de 1,8 GW), et il a encore ouvert de nouvelles centrales au charbon en 2014 (1,4 GW). Ces investissements démontrent qu’Engie joue encore double jeu : il investit dans des énergies renouvelables d’avenir, mais simultanément, il s’accroche le plus longtemps possible à des technologies dépassées qui entravent la transition énergétique. Il est temps qu’Engie choisisse résolument les énergies renouvelables !

Mix sur la facture : ?

eolienne13%biomasse3%gaz7%énergie fossile10%énergie nucléaire67%

Le mix énergétique d’Engie-Electrabel comprend encore 67 % d’énergie nucléaire. Bien qu’il n’y ait plus eu de charbon dans ce mix l’an dernier, on en retrouve à nouveau 8 % cette année. Les 25 % restants se répartissent entre de grandes centrales hydroélectriques, des centrales au gaz et au fioul, de l’éolien, de grosses centrales à biomasse et de la géothermie.

ELECTRABEL

Si Electrabel était une société distincte, elle obtiendrait une note de 2/20. En effet, la production du parc nucléaire belge, obsolète, et les investissements dans celui-ci pèseraient alors encore davantage dans son score. En outre, se pose de plus en plus la question de savoir si Electrabel pourrait, en pareil cas, assumer les coûts croissants du démantèlement des centrales nucléaires belges et de la gestion des déchets nucléaires. Il existe un risque de voir (intentionnellement ou non) se créer une structure de défaisance par laquelle le contribuable belge devrait finalement payer la facture.

Electricité verte fournie : La part de l’énergie nucléaire dans la capacité de production d’Electrabel reste importante (57 %), bien qu’elle soit en baisse par rapport à l’an dernier (71 %). Le reste de l’électricité produite par Electrabel provient essentiellement de centrales au gaz, hydroélectriques et à biomasse, et d’éoliennes.

Investissements dans les énergies renouvelables : Electrabel investit encore dans l’énergie nucléaire, à savoir dans la prolongation de la durée de vie des plus vieux réacteurs, Doel 1 et 2 et Tihange 1. Elle investit également dans une faible mesure dans l’énergie éolienne. Bien qu’Electrabel soit un des trois plus grands installateurs d’éoliennes en Belgique, pour sa taille gigantesque, elle investit beaucoup trop peu dans de nouvelles capacités renouvelables, et ainsi elle ne prend pas suffisamment ses responsabilités dans la transition énergétique.

Electricité verte fournie

Investissements dans les énergies renouvelables