Déconseillé
énergie nucléaire
5/20   
Engie
electricitégaz
Belgique
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Notre avis

Par l’intermédiaire d’Electrabel, Engie possède toujours des centrales nucléaires dans lesquelles elle investit encore, ce qui fait sensiblement baisser son score. Dans le même temps, elle a réorienté sa politique vers les énergies renouvelables et a fermé (ou vendu) une grande partie de ses capacités de production au charbon en Europe. Bien entendu, ce sont là de bonnes nouvelles, mais la grande question reste à savoir si Engie assumera son entière responsabilité face aux coûts élevés du démantèlement de ses centrales nucléaires et de la gestion des déchets nucléaires en Belgique. Ce fournisseur reste déconseillé.

Engie Electrabel

Engie-Electrabel est une filiale du groupe français Engie. Avec près d’un tiers des parts, l’État français en est le principal actionnaire. Bien qu’Engie exploite toujours des centrales nucléaires, elle opère aussi une transition intéressante vers les énergies renouvelables (éolienne et, malheureusement, grandes centrales à biomasse) et des services énergétiques tels que l’installation de panneaux solaires. Dans l’encadré ci-dessous, nous analysons les activités d’Electrabel sans tenir compte des activités du groupe Engie.

Electricité fournie : ?

eolienne26%biomasse1%gaz34%énergie fossile1%énergie nucléaire38%

Engie est un très grand producteur. L’entreprise produit principalement son électricité au départ d’énergie nucléaire (38 %) et de centrales au gaz (35 %). Quelque 26 % de l’électricité produite par Engie provient de sources renouvelables, dont la plus grande partie sous forme d’hydroélectricité. Engie détient également une petite part de centrales électriques au charbon, et a vendu quelques centrales ces dernières années. Elle aurait toutefois beaucoup mieux fait de fermer définitivement ces centrales polluantes. Engie doit acheter une partie de l’électricité nécessaire pour servir le marché français, mais elle produit elle-même toute l’énergie dont elle a besoin pour le marché belge.

Investissements : ?

eolienne17%énergie nucléaire83%

Engie continue d’investir dans l’énergie solaire et éolienne, ce qui est une bonne nouvelle. Cela en fait l’un des plus grands investisseurs dans les énergies renouvelables, mais c’est encore trop peu en regard de la très grande quantité d’énergie fournie pour lui permettre obtenir un très bon score. D’autre part, Engie, par l’intermédiaire de sa filiale Electrabel, insiste pour obtenir une éventuelle prolongation de la durée de vie de deux réacteurs nucléaires belges. Ces investissements démontrent qu’Engie joue encore un double jeu : elle investit dans des énergies renouvelables d’avenir, mais elle s’accroche aussi le plus longtemps possible à des technologies dépassées qui entravent la transition énergétique. Engie doit résolument opter pour le renouvelable !

Mix sur la facture : ?

eolienne14%biomasse4%gaz35%énergie nucléaire47%

Le mix énergétique d’Engie-Electrabel est toujours composé à 47 % d’énergie nucléaire et à 35 % de gaz fossile. Le solde est réparti entre centrales hydroélectriques, énergie éolienne, biomasse et énergie géothermique.

ELECTRABEL

Si Electrabel était une société distincte, elle obtiendrait un score de 2/20. En effet, la production du parc nucléaire belge, obsolète, et les investissements dans celui-ci pèseraient alors encore davantage dans son score. En outre, la question de savoir si Electrabel sera en mesure de couvrir les coûts croissants du démantèlement des centrales nucléaires belges et de la gestion des déchets nucléaires se pose avec une acuité croissante. Il existe un risque de voir (intentionnellement ou non) se créer une structure de type « bad bank » par laquelle le contribuable belge devrait finalement payer la facture.

Électricité fournie : Chez Electrabel, la part de l’énergie nucléaire dans la capacité de production reste élevée. Le reste de l’électricité produite par Electrabel provient essentiellement de centrales au gaz, hydroélectriques ou à biomasse, et d’éoliennes.

Investissements : Electrabel investit encore dans l’énergie nucléaire, à savoir dans la prolongation de la durée de vie des plus vieux réacteurs, Doel 1 et 2 et Tihange 1. Bien qu’Electrabel soit un des trois plus grands installateurs d’éoliennes en Belgique, elle investit beaucoup trop peu dans de nouvelles capacités renouvelables par rapport à sa taille gigantesque, et ne prend ainsi pas suffisamment ses responsabilités dans la transition énergétique.

Electricité verte fournie

Investissements dans les énergies renouvelables